Les tremblements de terre au Népal comme la catastrophe de l'A320 nous rappellent ce passage de saint Luc (Lc 13 4) qui raconte l'effondrement d'une tour à Jérusalem ayant entraîné la mort de 18 personnes écrasées sous les décombres : « et ces dix-huit personnes tuées par la chute de la tour de Siloé, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? Eh bien, je vous dis : pas du tout ! Mais si vous ne vous convertissez pas, vous périrez tous comme eux. »

Les catastrophes, qu'elles soient naturelles ou la conséquence d'erreurs humaines, nous inspirent un sentiment d'injustice, d'autant plus fort que nous sommes plus proches des victimes. Pourquoi ceux-là sont-ils morts ? Pourquoi cet arrêt brutal de la vie ? Pourquoi la technique ne nous a-t-elle pas mis à l'abri de ces situations ? Pourquoi la sécurité totale n'existe-t-elle pas ?

Au temps de Jésus on croyait que ces catastrophes étaient des punitions. Les victimes méritaient leur sort à cause de leurs fautes personnelles et Dieu les punissait. Aujourd'hui encore, certains accusent Dieu.

Jésus nous détrompe. Ces personnes ne sont ni plus ni moins coupables que tout un chacun. Douce ou brutale, la mort est le lot commun de l'humanité. Absolument rien ne nous distingue de ces victimes, car rien ne nous permet d'échapper à la mort ni de prévoir le moment de notre mort : « vous périrez tous comme eux ».

Seul moyen d'en réchapper : se convertir. Jésus, le chemin, la vérité et la vie, nous livre la solution. Si vous vous convertissez, vous ne périrez pas comme eux. Se convertir, c'est faire de notre vie terrestre le commencement de la vie éternelle. Le chrétien, en qui habite l'Esprit de Dieu et qui vit en Dieu dès ici-bas, ne périra pas : il vivra éternellement (Rm 8).